Paroisse Saint-Lambert de Boninne

Histoire

Généralités

La paroisse de Boninne remonte à 1245 ou même probablement avant. Dédiée à Saint Lambert (le 17 septembre), la paroisse de Boninne a connu de nombreux changements au cours des siècles passés. L'abbé Declaye, curé de 1911 à 1927, releva qu'en 1760 déjà, une nouvelle église fut construite à Boninne sur le site de l'actuel cimetière. Elle fut démolie et remplacée par une autre en 1853. Elle fut bombardée lors des deux guerres en 1914 et 1940. Elle fut reconstruite en 1923 après les premiers bombardements. A la demande de l'abbé Dacosse et comme l'église devait être reconstruite entièrement, elle fut bâtie à côté du presbytère.
C'est en 1953 qu'elle fut entièrement reconstruite par l'Etat pour dommages de guerre. Sa particularité est qu'elle ne possède pas de colonnes. Le plafond est recouvert de briques étroites donnant un reflet à l'ensemble tout particulier.


L'église aujourd'hui.
Au dessus de la porte, on peut y voir des vitraux représentant Saint Lambert

Les curés de Boninne de 1628 à aujourd'hui.

Bartholomé Fabry de 1628 à 1668
Mathias Fabry de 1668 à 1679
Jacques Colin de 1679 à 1693
Jean Colin de 1693 à 1709
Philippe Latfleur de 1709 à 1729
Jacques-Léonard Lefonder de 1730 à 1771
Nicolas Joseph Fastré de 1771 à 1784
Nicolas Joseph Detry de 1784 à 1815
Joseph Quirin de 1815 à 1818
Hubert-Joseph  Fagneray de 1818 à 1824
François-Joseph Mallien de 1824 à 1833
Justin Barbier de 1833 à 1864
François-Nicolas Mahoux de 1864 à 1873
Hubert Culot de 1873 à1884
Camille Ferauge de 1884 à 1911
Félicien Declaye de 1911 à novembre 1927
Eugène Dacosse de janvier 1928 à fin octobre 1950
Marcel Campener de novembre 1950 à mai 1969
Marcel Hermans de 1969 à 1992
Louis Warnier de 1992 à 1994
Pierre Brusten depuis le 1er novembre 1994 - Article "Vers l'Avenir" - Jean-Louis Tasiaux - 11/1994.

L'ancienne église, à l'emplacement de l'actuel cimetière, après avoir été bombardée


La nouvelle église de Boninne - 1953 (< L'abbé Campeneer dans l'ouvrage : "Paroisse Saint Lambert à Boninne 1245-1995, 750 ans de la vie d'une paroisse dans le Namurois" - large résumé)

Pour rappel, l'église de Boninne fut bombardée lors des deux guerres mondiales.  L'église de Boninne s'affirme par sa conception robuste et son ordonnance pratique.  Elle est située non loin du presbytère, sur un emplacement spacieux et légèrement surélevé et est entourée d'arbres.

Tous les murs extérieurs, qui reposent sur un soubassement en pierres de taille naturelles formant ceinture de l'édifice, sont en moëllons de grès équarris provenant des carrières de Gesves, et dont les tons varient du jaune au brun fer.  Les toitures sont en ardoises naturelles.

L'église ne comprend pas de nef latérale, bas-côtés, piliers et murs.  De ce fait, lors des offices, chacun peut voir le prêtre sans être gêné par un quelconque obstacle.  L'églie est donc pouvue d'une nef unique, simple, spacieuse, entièrement libre et largement éclairée.  Le choeur est tout aussi simple.  Le maître-autel fait partie intégrante de la nef par l'avant-choeur et concentre toute l'attention.  L'avant-choeur comprend les deux autels latéraux traditionnels.  Les voûtes de la nef, du choeur et du jubé sont constuites en briques apparentes d'un ton rosé avec joints au mortier gris.  Dans la nef, trois travées sont séparées par des arcs doubleaux massifs, de 15 mètres de portée, en béton armé - tout comme l'ossature et toute la charpente - et recouverts de briques rugueuses.

Le jubé se situe au dessus de l'entrée dans le fond de la nef.  Très spacieux, il déborde vers la nef par un balcon en pierre blanche et briques rugueuses travaillées.

Les murs intérieurs ont un revêtement en briques rugueuses et lambrisées en plaquettes de grès naturels, d'Arbre, placées en assises horizontales irrégulières du plus bel effet et formant un riche contraste avec les briques et les plinthes en petit granit poli.

Le pavement de la nef est en céramique flammée jaune, en dammiers large et bien découpés par des tons opposés.  Les marches du choeur sont en marbre noir tandis que le pavement du choeur et de l'avant-choeur est en mosaïque de ton ivoire.  La sacristie se situe à gauche du choeur.

Toutes les fenêtres sont garnies de vitraux très lumineux constitués par des dalles de Saint-Juste  de 3 cm d'épaisseur, en morceaux taillés au marteau et assemblés par des joints de ciment, chaque fenêtre constituant ainsi un panneau en béton transluvide où le bleu, le rouge, le violet, le jaune forment une symphonie de couleurs du plus bel effet.  Les vitraux ont été réalisés à la main et au marteau.

Les vitraux du choeur représentent les symboles des quatre évangélistes et ceux de la chapelle d'hiver, les mystères de la Vierge : l'Annonciation, la naissance de N.S., la rencontre à la 4ème station, la descente de croix, le couronnement de la Vierge.

Les sept sacrements sont évoqués dans les vitraux de la nef :

-    Le Baptême, figuré par l'eau et la coquille avec laquelle Saint Jean le Précurseur baptisait, purifie du péché originel.  Figuré par le serpent et le fruit.
-    La confirmation : est figurée par le Saint Esprit.conférant ses dons sous forme de flammes.
-    Pour l'Eucharistie, les symboles sont, de haut en bas, le pélican, la colombe becquettant une grappe de raisins, le poisson et la manne de pain, les cerfs s'abreuvant.
-    Pour l'Ordre : on voit dans le haut, le symbole du Christ et la banque de l'Eglise, au centre, sur l'autel, vases servis, évangile, étole...  Dans le bas, figuration d'une vigne d'après le thème : "Ceux qui sont appelés à cultiver la vigne du Seigneur."
-    Le vitrail du Mariage comprend dans le haut, la Croix et monogramme, au centre, anneaux et deux mains liées, par l'étole du sacrement , dans le bas, deux calices symbolisant le sang des époux uni au sang de Jésus.
-    La Plénitude est figurée par les symboles de l'Eglise : les clefs et la tiare, en dessous de la barque de Saint-Pierre ramenant dans son filet le coeur fidèle.  Sur une vague forme de repentant, l'agneau du Bon Pasteur.  Le tout est ceinturé d'une corde de pénitence.
-    Enfin, l'Extême-Onction.  Toutes les actions de la vie doivent être pesées dans la balance de la justice divine, figurée dans le haut sous la couronne de la Victoire.  Une habitation éternelle est préparée pour ceux qui vivent de Foi (Croix), d'Espérance (L'Ancre) et de Charité (Coeur) et qui se souviennent qu'un jour viendra la destination de la demeure terrestre (figurée dans le bas).

 

En images


L'intérieur



La fresque de Saint Lambert

La petite chapelle

Photo prise lors de la bénédiction de la statue de la Vierge de Beauraing par l'Abbé Campener

La vierge de Beauraing lors de sa bénédiction

Le baptême des cloches

 


Les parrains et marraines des cloches : de gauche à droite : Andrée RASE, Henri TASIAUX, Baronne Adrienne de Zualart, André ROUYER, Elie FIEVET (Bourgmestre à l'époque), Marguerite BINON et Benoit GEULETTE (Président du Conseil de Fabrique à l'époque)